Best 4 quotes of Paul Veyne on MyQuotes

Paul Veyne

  • By Anonym
    Paul Veyne

    Ce qui m’intéressait était l’érudition : elle est un « jeu de vérité » amusant, qui découvre, déchiffre, explique ou explicite l’inconnu ou le méconnu ; elle est donc prête à croire que toute « vérité » reçue a des chances d’être fausse, au risque de déplaire, de mettre l’opinion au défi.

  • By Anonym
    Paul Veyne

    Far from being opposed to the truth, fiction is only its by-product.

  • By Anonym
    Paul Veyne

    Instead of speaking of beliefs, one must actually speak of truths, and that these truths were themselves products of the imagination. We are not creating a false idea of things. It is the truth of things that through the centuries has been so oddly constituted. Far from being the most simple realistic experience, truth is the most historical. There was a time when poets and historians invented royal dynasties all of a piece, complete with the name of each potentate and his genealogy. They were not forgers, nor were they acting in bad faith. They were simply following what was, at the time, the normal way of arriving at the truth. [...] I do not at all mean to say that the imagination will bring future truths to light and that it should reign; I mean, rather, that truths are already products of the imagination and that the imagination has always governed. It is imagination that rules, not reality, reason, or the ongoing work of the negative.

  • By Anonym
    Paul Veyne

    Or qu’est-ce que l’intéressant ? C’est un de nos principaux mobiles, il explique une bonne part des conduites humaines, culturelles et autres, bien qu’il soit souvent oublié dans les énumérations. D’accord, le sexe, l’argent, le pouvoir... L’intéressant, lui, ne s’explique par rien, il n’est pas utile, ni égoïste, ni altruiste, il n’est pas nécessairement rare, plaisant, élevé, précieux ou beau : l’intéressant est désintéressé, nous avons avec lui la relation purement objective dont parle un des grands philosophes allemands du siècle passé – non, ce n’est pas Heidegger, cet ex-chrétien qui, comme saint Augustin, condamne la vaine curiosité, mais bien Georg Simmel. L’humaniste Pétrarque la condamne aussi ; fier d’avoir fait (comme moi) l’ascension du mont Ventoux, il ne s’en blâme pas moins de cette vaine entreprise, dépourvue de piété. Un chercheur, un historien est mû par la valeur de l’objet "vérité", sans que s'y mêle l'idée d'un quelconque profit pour qui que ce soit. Ce qui peut déplaire à des croyants ou à un gouvernement. Il demeure que cet intérêt désintéressé est peut-être le point le plus élevé que puissent atteindre les animaux supérieurs. Tous ont l'étrange faculté de s'intéresser à ce qui ne leur sert à rien.